đDans les annales du sport
VoilĂ Ă quoi pouvait ressembler la boxe fĂ©minine du XVIIIĂšme siĂšcle, siĂšcle dans lequel sâest illustrĂ©e Elizabeth Wilkinson-Stokes, notre sportive du mois. A cette Ă©poque, les combats sont toujours Ă mains nues, et pour les femmes, il est mĂȘme courant de les voir concourir seins nus. Mais Wilkinson, bien dĂ©cidĂ©e Ă changer cela, milite pour une tenue âofficielleâ car elle souhaite ĂȘtre perçue comme une vraie athlĂšte. Les boxeuses se mettent ainsi Ă porter une veste, des jupons arrivant au dessous du genou, des caleçons hollandais, des bas blancs et des escarpins. Tout cela a bien heureusement Ă©voluĂ© et nos boxeuses actuelles nâont plus Ă subir cet accoutrement loin dâĂȘtre pratiqueâŠ
Revenons Ă notre Londonienne pionniĂšre de la boxe. Sa carriĂšre sâĂ©tend de 1722 Ă 1733âŠdix ans de carriĂšre qui ont suffit Ă marquer lâhistoire de son sport.
Tout commence en juin 1722, un duel oppose Elizabeth Wilkinson Ă Hannah Hyfield. Il sâagit certainement dâun des premiers combats de boxe fĂ©minine organisĂ© Ă Londres. Wilkinson gagne. Cette mĂȘme annĂ©e, elle bat Martha Jones dans un combat qui aurait durĂ© Ă peine 20 minutes ! Son succĂšs sâinstalle.
Il est difficile dâĂ©tablir le rĂ©el palmarĂšs de Wilkinson car les journaux de lâĂ©poque annonçaient les matchs mais jamais les rĂ©sultats de ceux-ci. Cependant, dans des publicitĂ©s lâAnglaise est souvent appelĂ©e âla championne dâAngleterreâ ; âla championne europĂ©enneâ ; ou encore âlâhĂ©roĂŻne la plus puissante de Grande Bretagneâ. Des superlatifs qui dĂ©montrent la popularitĂ© de la boxeuse. En 1733, elle affirme Ă©galement ĂȘtre invaincue depuis 45 matchs ! Un nombre impressionnant qui atteste lâincroyable carriĂšre dâElizabeth Wilkinson-Stokes, une des premiĂšres boxeuses recensĂ©es.
Et pour ceux qui souhaitent en dĂ©couvrir plus sur la boxeuse, la bande dessinĂ©e Championess sâinspirant de la vie rĂ©elle dâElizabeth a Ă©tĂ© publiĂ©e en 2021. Ecrite par Kelly Zekas et Tarun Shankee, puis, illustrĂ©e par Amanda Perez Puentes, elle est disponible en cliquant ici .
đSouvenir, souvenir
Ce mois-ci, on revient sur un moment inoubliable pour les amateurs de sports et plus particuliĂšrement de la natation : la victoire de Laure Manaudou sur le 400 mĂštres nage libre au JO dâAthĂšnesđ„.
Le 15 aoĂ»t 2004, Laure Manaudou a 17 ans et participe pour la premiĂšre fois Ă des Jeux Olympiques. La jeune nageuse est Ă ce moment lĂ encore inconnue du grand public. Elle possĂšde cependant une petite notoriĂ©tĂ© au sein de sa discipline en Ă©tant devenue Championne de France dans cinq catĂ©gories lâannĂ©e dâavant.
Le 15 aoĂ»t 2004, câest une Laure Manaudou concentrĂ©e qui aborde le bassin olympique. Elle a dĂ©jĂ mis son bonnet et ses lunettes, elle est prĂȘte. PrĂȘte, confiante mais surtout loin dâĂȘtre impressionnĂ©e par ses adversaires Camelia Potec (Roumanie) et Otylia Jedrzejczak (Pologne) pourtant favorites de lâĂ©preuve.
Le 15 aoĂ»t 2004, Laure Manaudou sâĂ©lance de la ligne dâeau numĂ©ro 4 et prend la tĂȘte de la course dĂšs les premiers 25 mĂštres. Lâespoir de voir une Française gagner sâinstalle chez les spectateurs. La tension monte et les commentaires dâAlexandre Boyon, journaliste de sports chez France TĂ©lĂ©visions, augmente lâadrĂ©naline.
Seul problĂšme, le dĂ©part de la course est donnĂ© vers 19h57 sur France 2 alors que le journal de 20h doit commencer⊠à 20h. Le journaliste doit alors annoncer la bascule entre France 2 et France 3. Un dĂ©calage dâĂ peine dix secondes qui pourtant augmente le stress du tĂ©lĂ©spectateur et qui lui donne lâimpression dâavoir loupĂ© toute la course. Et si Laure nâĂ©tait plus en tĂȘte ? Et si les chances de mĂ©dailles sâĂ©taient envolĂ©es ?
Le 15 aoĂ»t 2004, Laure Manaudou devient Championne Olympique du 400m nage libre Ă AthĂšnes. Câest la deuxiĂšme fois quâun Français remporte cette Ă©preuve. Câest la premiĂšre fois quâune femme lâemporte.
Lors de ces JO, Manaudou remportera 3 mĂ©dailles : lâor sur le 400m nage libre, lâargent sur le 800m nage libre et le bronze sur le 100m dos. Sa notoriĂ©tĂ© devient alors internationale. Elle a Ă©crit lâhistoire du sport.
đPour revivre ce moment de sport avec les anecdotes dâAlexandre Boyon 20 ans plus tard, cliquez ici
đïžLâanecâdate
2026
Une date qui pourrait sembler lointaine mais qui est tout de mĂȘme relativement proche. Dans le domaine sportif, 2026, câest la date des prochains Jeux Olympiques dâHiver qui se tiendront Ă Milan et Cortina dâAmpezzo (Italie). Une date qui sâinscrit dans le futur. Pourtant, lâanecdate du mois nâest pas hyper futuriste.
2026 sera la premiĂšre annĂ©e dâapparition du saut Ă ski sur gros tremplin fĂ©minin aux Jeux Olympiques. Juste avant dâaller plus loin et de tout vous expliquer, on fait un saut en arriĂšre dans lâhistoire de ce sport .
LâĂ©preuve du saut Ă ski dĂ©barque pour la premiĂšre fois au JO de 1924 et est entiĂšrement masculine. Il a fallu attendre les JO de Sotchi en 2014, soit 90 ans plus tard, pour voir des femmes concourir. Deux raisons Ă cela. PremiĂšrement, les JO nâont pas Ă©tĂ© créées dans une culture fĂ©ministe. Pierre de Coubertin, le crĂ©ateur des Jeux Olympiques modernes pensait que les femmes nâavaient pas leur place Ă cet Ă©vĂ©nementđ. DeuxiĂšmement, par manque de compĂ©titrices. En effet, le saut Ă ski devait faire son apparition lors des JO de 2010 Ă Vancouver mais cette dĂ©cision a Ă©tĂ© finalement rejetĂ©e par Jacques Rogge, prĂ©sident du CIO de lâĂ©poque. Il est Ă©galement important de prĂ©ciser que la Coupe du monde de saut Ă ski fĂ©minin nâexiste que depuis 2011 seulement. En 1964, lors des JO dâInnsbruck (Autriche), lâĂ©preuve sur gros tremplin est ajoutĂ©e pour les participants masculins uniquement. En 1988, câest au tour du concours par Ă©quipe de faire son apparition. Puis en 2014, les femmes peuvent enfin concourir lors dâune Ă©preuve de saut Ă ski avec la catĂ©gorie tremplin normal. Quatre ans plus tard, en 2018, le saut Ă ski en Ă©preuve mixte se greffe Ă©galement aux autres catĂ©gories.
Revenons Ă nos moutons. Il faudra donc attendre 2026, pour voir les femmes participer au mĂȘme nombre dâĂ©preuves individuelles que leurs homologues masculins, avec lâajout du saut Ă ski fĂ©minin sur gros tremplin.
Et pour vous mettre en haleine dâici lĂ , on vous laisse avec ce chiffre : 230,5 mĂštres. Câest le nouveau record du monde de vol Ă ski rĂ©alisĂ© en mars dernier par la NorvĂ©gienne Silje Opseth. A lâentraĂźnement, elle avait mĂȘme rĂ©alisĂ© un saut de 236 mĂštres ! Le record prĂ©cĂ©dent Ă©tait Ă©tabli Ă 185 mĂštres.
đĄLe fait du mois
La cĂ©rĂ©monie dâouverture des JO de Paris de lâĂ©tĂ© dernier a beaucoup fait parler dâelle. Et pour cause, ce show de plus de 3h30 nous en a mis plein la vue du dĂ©but jusquâĂ la fin. Dâailleurs vous vous souvenez sĂ»rement de ce cavalier masquĂ© sur son cheval dâargent. Mais savez vous qui se cache derriĂšre ce costume ? đ
DĂšs le lendemain de la cĂ©rĂ©monie dâouverture, les rumeurs sur lâidentitĂ© du cavalier galopaient la toile. Chacun y allait de sa spĂ©culation, si bien que personne nâarrivait Ă y comprendre quelque chose.
Si le nom de Floriane Issert, sous-officier de la gendarmerie nationale a Ă©tĂ© dans un premier temps divulguĂ©, il semblerait toutefois que la jeune femme ne soit pas lâunique cavaliĂšre de la soirĂ©e. En effet, cette derniĂšre a participĂ© Ă la cĂ©rĂ©monie en traversant le pont de IĂ©na jusquâĂ la place du TrocadĂ©ro, pour ensuite, amener le drapeau olympique au pied de la Tour Eiffel, afin que celui-ci soit hissĂ© Ă son sommet.
En revanche, la cavaliĂšre du cheval flottant est Morgane Suquart, co-fondatrice de la sociĂ©tĂ© MMProcess. Câest Ă cette mĂȘme sociĂ©tĂ© que lâon doit la crĂ©ation du trimaran propulsant lâĂ©quidĂ© sur lâeau.
Et voilĂ , câest tout pour ce mois-ci ! On espĂšre que cette Ă©dition vous a plus et on se dit Ă dans 1 mois pour un prochain ZĂ©nith des Sportives đ
